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Accueil ~ Evénements ~ A la Une ce mois-ci ~ Vendredi 15 novembre 2019 : Accueil d'un artiste aborigène Baker Boy

bakerboy

I’m a proud Black Yolngu boy with a killer flow”
« Je suis un fier garçon noir et yolngu avec un flow mortel », extrait du morceau Marryuna.

Artiste aborigène, Baker Boy – Danzal Baker de son vrai nom – est une étoile montante du hip-hop australien. Issu de la région des Terres d’Arnhem, dans le Territoire du Nord - où les communautés aborigènes ont préservé envers et contre tout leur culture - il rappe en anglais et en yolngu matha, sa langue maternelle.

C’est en 2017 que cet artiste – aujourd’hui âgé de 23 ans – émerge auprès du grand public australien. Il est en effet distingué par « Triple J Unearthed », un programme radio qui révèle les nouveaux talents australiens, et sélectionné pour se produire l’année suivante aux prestigieux National Indigenous Music Awards. C’est l’année où sortent ses deux premiers singles, Cloud 9 et le tube Marryuna.

En 2018, il transforme l’essai, sort les singles Mr La Di Da Di et Black Magic et reçoit deux prix aux National Indigenous Music Awards (catégories nouveaux talents et clip, pour Marryuna).

En 2019, l’ascension se poursuit. En janvier, Baker Boy devient Young Australian of the Year, « jeune Australien de l’année », une récompense remise par le gouvernement australien au moment de la fête nationale. Il sort son single Cool as hell le même jour, puis In Control quelques mois plus tard. En août, il est à nouveau distingué par les National Indigenous Music Awards, cette fois-ci comme artiste de l’année – tout cela sans avoir même encore sorti d’album.

Baker Boy est aussi danseur hip-hop, une discipline qu’il a découvert très jeune, à la suite de son père et de ses oncles. Chez les Aborigènes comme chez certains peuples du Pacifique, la danse forme un tout avec la terre, les rituels, les récits et les chants ancestraux. C’est quelque chose que le jeune artiste n’a pas perdu de vue. En rap comme en danse, il se plait à incorporer des éléments de tradition yolngu dans l’univers hip-hop. Parfait exemple de cette recherche, son travail passé au sein de Indigenous Hip-Hop Projects (IHHP), qui se sert des arts hip-hop comme vecteur d’éducation et de sensibilisation.

Engagé, parfois critique, Baker Boy est avant tout chantre de la « positivité », encourageant les jeunes de sa communauté à avoir de l’ambition, et cassant joyeusement les clichés dont ils sont victimes.

Liens utiles :

Clip Marryuna : Lien

Clip Black Magic : Lien

Tutoriel incorporant des gestes de danse Yolnu réalisé dans le cadre des IHHP : Lien

Clip de danse issu du même projet : Lien